Une vertèbre imprimée en 3D

Medical staff member displays a spine model implanted with a 3D-printed artificial axis at Peking University Third Hospital in Beijing

source: Reuters

Après quelques mois d’absence,  le retour des articles.On commence avec un sujet lié a la medecine, l’histoire de ce Garçon de 12 ans, diagnostiqué d’une Tumeur a la colonne vertébrale, localisé au niveau d’une vertebre.

Les médecins ont donc imprimé une vertèbre de remplacement, complètement adapté a sa morphologie. Le Gain est immédiat car la récupération est censé être beaucoup plus rapide. nous verrons dans 3 mois (durée ou le garçon restera en observation a l’hôpital) les conclusions de cette intervention.
A suivre donc

source: huffington post

« Si nous avions utilisé la technologie classique, la tête du patient aurait du être maintenue par des broches dans une structure pendant au moins trois mois, car il aurait fallu empêcher qu’elle ne touche son lit lorsqu’il se repose », ajoute le Dr Zhongjun. Le garçon devra toutefois rester en observation à l’hôpital pendant 3 mois.

Working & Making (WOMA): Atelier de Fabrication partagé a Paris

Dans le cadre du FrenchTech SaFari, j’ai eu l’occasion de visiter un lieu atypique en plein Paris : le WOMA  (WOrking & MAking)

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Clément Chappert derriere son Digital Object Maker

C’est sur fond de bruit d’imprimante 3D en plein action (le même bruit que Pacman) que Guillaume Attal, Clément Chappert, Apolline Belondrade et Samuel Remy, nous ont présenté leur espace de conception et fabrication partagé.

L’idée est simple : permettre l’émulation par la mise en proximité de personnes d’intérêts, d’horizons, et de projets différents, mais aussi de s’intégrer dans une démarche de quartier, et tisser un lien local au tour de la conception et la fabrication.

La démarche apporte aussi des réflexions sur le modèle de consommation à outrance : racheter plutôt que de réparer… avec des endroits comme celui-ci, on a tout a coup beaucoup plus envie d’y passer du temps, pas que pour réparer d’ailleurs.

Ouvert depuis près de 3 mois, le lieu vous accueille avec vos projets et envie, et met a disposition des outils impossibles a trouver autrement : découpe laser, impression 3D, scan 3D, fraiseuse numérique, mais aussi des bureaux et espace de partage. Bref, tout ce qu’il faut pour vos projets, quels qu’ils soient : Mobilier, Architecture, Art…

L’open Source et le « positive hacking » (détournement du but premier d’un objet, ou d’une méthode)  règnent en maitre :

L’imprimante 3D est sur une base de RepRap

Le scanner 3D se base sur une Kinekt

Le mobilier est lui aussi issu de l’open Source (opendesk)

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espace de travail au Woma

Les projets du moment pour les résidents : Open Ruche ou OpenCompost…

Tout est open (mais vous avez le droit de faire du pas open, Nathanaêl, un adhérent était en train de concevoir ses oeuvres architecturales pour une exposition)

Pendant qu’il fabrique des pièces de rechange pour l’autre imprimante 3D, Clément nous explique leur démarche :

L’imprimante 3D sur la base de REPRAP s’inscrit dans l’open source. Ils apportent des amélioration, et les mettent a disposition de la communauté RepRap :

Les améliorations proposées ont été, au niveau de la structure de l’imprimantes (housing en bois, pour plus de stabilité), de la résistance des pièces mobiles, de l’injection… (site kisskissbankbank)

L’expérience de Clément est aussi très intéressante, il a déployé des solutions au Togo, ou en Jordanie, ce qui apporte de la capacité de concevoir, loin des centres.

Clément du coup a monté sa société avec un ami : digital object on demand et propose ses imprimantes 3D (à monter, prémontées, des formations, des animations d’entreprise, mais aussi aide au prototypage…)

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Guillaume Attal nous montre la simplicité avec laquelle on peut créer des choses originales et passer du virtuel au concret

Ensuite Guillaume nous a ensuite montré , à l’aide de 123D  Make, les étapes de construction d’un meuble hyper customisé (en partant d’un modele de mouton par ex), pour ensuite envoyer le résultat a la découpeuse laser, dont l’usage, pour peu qu’on nous l’ait expliqué est assez accessible.

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Reste plus qu’a avoir du doigté si on part sur une maquette de ce qu’on veut faire…

Bref au Woma, on partage, on apprend avec les autres et on apprend a du coup faire soi même.

Merci a toute l’équipe. Ce fut une matinée très agréable.

le BHV se met a l’heure de l’impression 3D

elephantcouche_preview_featured-2Parisiens, venez au BHV au showcase la Fabrique BHV avec en guest star : l’impression 3D à tous les étages du 3 avril au 9 mai. Manifestation organisée avec la société Malouine le FabShop. ils présenteront leur savoir faire, le fonctionnement des imprimantes 3D (ce sont des Makerbot) etc…

un petit compte rendu dans un prochain article: en attendant vous pourrez regarder cette vidéo du BHV:

 

impression 3D: HP va entrer dans la danse

hp marque

On attendait pour savoir quelle grosse société historique s’engagerait en premier sur le domaine de l’impression 3D, et c’est HP qui va ouvrir la Danse.

Martin Fink, Responsable des Laboratoires et CTO de HP avait déjà indiqué que HP allait proposer des produits d’impression 3D mais plutot dans une approche B2B2C. C’est a dire que HP vend a une entreprise, qui produit les objets en 3D pour vous.

Ce qui est nouveau dans cet article de Reuters, c’est que HP va faire une annonce en Juin sur son offre, et indique avoir solutionné des contraintes de matériaux (notamment sur la durabilité), mais surtout les contraintes de temps d’impression. (et ça c’est un sacré avantage)

Dans tous les cas, le fait qu’un grand nom de l’impression classique investisse dans ce domaine est un premier signe de pertinence du marché.

Imprimez votre future voiture

3d-caymanLe monde de l’automobile a déjà déclaré les avantages que représentait l’impression 3D dans le prototypage des véhicules (par ex: Ford, article du WSJ) Deux initatives sont toutefois remarquables de la part de deux constructeurs vis a vis de leurs clients finaux: la possibilité d’imprimer sa future voiture (ou son concept car) sur son imprimante 3D personnelle:

C’est donc d’abord Porsche qui a lancé l’idée avec la possibilité d’imprimer sa Porsche Cayman en Décembre 2013 ( le lien est dorénavant en erreur)

lien

une initiative assez sympa, d’autant que Porsche proposait de poster ses photos d’impressions sur twitter

Récemment Honda propose à sojn tour d’imprimer ses concept-cars, au traver d’un portail dédié: lien

Après, on aime ou on aime pas le design Honda…

Inventer devient de plus en plus simple

shapeokole terme DIY: Do It Yourself (mal traduit par « fait le tout seul ») est la tendance du moment.

Pour les inventeurs, ceux qui veulent concevoir leurs idées, pour les entreprises qui prototypent, les imprimantes 3D sont un élément, mais clairement pas le seul. C’est donc un complémentaire à l’impression 3D que je souhaite présenter: la fraise contrôlée par ordinateur. Bon c’est pas nouveau, c’est surtout dans la simplicité d’accès que ca s’améliore drastiquement. Avant il fallait maitriser un logiciel comme autocad pour l’interfacer avec un logiciel de contrôle du périphérique… il y a 2 ans, la société Inventables, qui fournissait plutôt les entreprises, s’est tourné vers un nouveau marché: les inventeurs et les modelistes, en proposant une machine peu onéreuse, et qui répondait directement à leurs envies ou besoins.

Ce qu’il manquait c’était une interface simple. c’est dorénavant chose faite avec Easel, le logiciel maison qui accompagne leur produit: shapeoko (environ 299 $). Pas besoin de modéliser en 3D, pas besoin de connaitre un gros logiciel. un enfant pourrait s’en servir (du logiciel seulement, pas de la fraise…). Regardez cette vidéo:

Certains de mes lecteurs diront peut être que l’impression 3D c’est mieux car on peut tout a fait faire ce qui est proposé avec une imprimante 3D.  C’est a la fois vrai dans les formes qu’on peut produire, mais le matériau ne pourra pas avoir les même propriétés physiques (résistance, élasticité,…) ou certaines matières (Bois brut par ex) que ce qu’on peut produire avec une imprimante 3D. Dans l’autre sens, il ne faut pas s’attendre a produire un vase avec le système d’inventables. On est donc bien sur des produits complémentaires et qui vont contribuer à l’émergence de nouvelles idées et des nouveaux produits de demain.

source: pando.com, inventables

SXSW : l’impression 3D alimentaire en force

candiesSi vous suivez l’actualité de l’impression 3D, vous n’êtes probablement pas passé a coté des 2 infos gourmandes autour du SXSW.

  1. Une imprimante 3D destinée a créer des biscuits Oreo personnalisés (via Twitter)
  2. Une imprimante  3D à bonbons chez 3Dsystems

 

Pour la première, une sorte de distributeur de biscuits a été mis en place. il prend les tendances Twitter, et les traduit en couleur de biscuit, en crème fourrée…

la machine Génère ainsi le cookie, s’appuyant sur des principes d’impression 3D (même si a priori ca n’imprime pas plusieurs couches de crème… donc plutôt limité en terme de 3D…).

oreo

une fois créé, vous pouvez alors « gouter la tendance ».

A noter que la machine a été conçue par la société Maya Designs. et, pour les cinéphiles ou les habitants de la région cannoise, la machine doit venir faire un tour au festival de cannes cette année d’après le site Advertising Age.

La seconde imprimante, bien plus 3D ce coup -ci imprime des bonbons. il s’agit de la chefjet, déjà vue au CES de  Las Vegas,  ils sont même a priori plutôt bons… il faut noter que cette imprimante génere des forts intérets dans le milieu industriel de l’agro alimentaire, comme en témoigne l’annonce de partenariat entre Hersey’s (confiseur industriel américain, produit notamment KitKat sur le marché français) et 3D systems faite le 16 janvier dernier.

le principe pour les bonbons est expliqué dans la vidéo ci-dessous à la BBC (qualité bof de la vidéo, mais c’est le principe qui compte)

en gros on imprime une couche de sucre, puis on imprime une couche d’eau qui cristallise le sucre, et on recommence. la cristallisation va générer l’adhérence entre les couches…
)

vous allez peut etre vous poser la  question de l’intéret dans ce type d’industrie ou on produit en grande quantité des bonbons ou chocolats identiques ? un des arguments qui ressort est la possibilité de générer un lien fort avec (une partie de) la clientèle. pouvoir lui personnaliser à l’extrême  ce qu’il souhaite. proposer des produits en rupture avec la concurrence. (et évidemment ça a un prix)

quoiqu’il en soit, en dehors de cet aspect marketing. l’idée est assez sympa, colorée en plus, et nécessite toutefois des machines et des consommables (c’est le bon terme) adaptés à cet usage.

 

 

 

 

Lego et l’impression 3D

stonelegoUn bref article du Financial Times cite le directeur Financier de LEGO: John Goodwin, notamment sur le sujet de l’impression 3D.

ce n’est pas surprenant de voir que LEGO n’envisage pas cette technologie pour la production industrielle de pièces (produisant plus de 2000 briques / secondes, l’ injection de plastique dans des moules, est plus adaptée). Par contre, en tant que second plus gros producteur de jouets (après Mattel) l’usage de l’impression 3D entre clairement dans le processus de Recherche et Développement, afin de générer des prototypes. (comme le précise le Responsable des relations Presse de LEGO dans cet article (3D printingindustry.com) . A noter que Mattel, le 1er constructeur fait de même (article du World Street Journal)

Lego-dimensions_patent

Maintenant, LEGO possède des copyrights, de la propriété

intellectuelle, bref tout un arsenal juridique pour se protéger, et qui va probablement ralentir les envies de créer un business profitable autour de la vente de pieces de LEGO à imprimer. A titre d’exemple, l’espacement entre les éléments d’une même piece (cylindre central, v.s. les bords) est déposé et optimisé pour un compromis entre fixation et facilité de démontage: Pas de possibilité de copier cela.

L’article du Financial Times laisse toutefois une réelle ouverture apparaitre. Le Directeur Marketing de LEGO dit se pencher sur l’impression 3D afin d’y identifier des opportunités, et non une menace. (analyse SWOT…)  et pourquoi pas imprimer ses propres pièces (évidemment vendues par LEGO…)

Il faudra toutefois se poser la question de la qualité des impressions 3D pour fabriquer des jouets pour enfants: comment s’assurer que les normes sont respectées, que le produit est robuste, de qualité…

 

 

 

L’impression 3D pour la chirurgie du genoux

itotal implantLes entreprises américaines sont très en avance sur l’exploitation médicale des innovations technologiques.

Une société: conformis s’est concentrée sur une articulation: le Genoux. le genoux supporte une bonne partie du corps et gere une partie de l’équilibre. Les opérations sont souvent lourdes et les  récupérations fonctionnelles sont souvent accompagnées de douleurs dans le dos, ou au niveau du genoux.

Une des causes de cela est l’inadéquation entre la variété de genoux et l’uniformité des prothèses. Conformis a alors mis au point un procédé qui permet de constituer une représentation 3D du tibia et du fémur à partir des images issues d’un scanner. la société adapte alors sa prothèse, et lance la Fabrication en impression 3D.le matériau utilisé est du Cobalt-Chrome-Molybdenum, mais pas d’infos sur le matériel utilisé (je vais me renseigner). Quoiqu’il en soit la prothèse est alors parfaitement adaptée, et permet, selon la société, d’avoir des résultats bien meilleurs qu’avec des produits « standards »

allez ils ont même fait une vidéo, non pas du procédé d’impression, mais du principe, qui, j’en suis sur, va être adapté a d’autres parties du corps humain